
18-20 luglio18-20 july18-20 juillet
La compagnia francese Pardès Rimonim e la compagnia italiana Menoventi hanno avviato un percorso di ricerca comune nell’ambito di una collaborazione europea. Questo studio è il primo gesto condiviso dei due gruppi, la prima bozza che permette di confrontare i rispettivi desideri di indagine.
Dopo un prima residenza le due compagnie hanno deciso di proseguire il lavoro comune che ha nutrito la loro ricerca progettando insieme uno spettacolo : « Survivre ».
Intenti
Sullo sfondo delle crisi finanziarie, di attentati terroristici, di uragani, possiamo constatare una forte diffusione del pensiero catastrofista, che si manifesta attraverso la convinzione di essere ormai prossimi a una guerra mondiale, a un attacco nucleare, al crollo definitivo degli stati o più semplicemente alla fine del mondo. Cosa può emergere da questa situazione ? Come, in seno alla crisi mondiale, posso continuare a desiderare e a confrontare il mio desiderio con quello degli altri ? Che cosa ci spinge a vivere malgrado tutto ?
Di fronte alla catastrofe gli interrogativi esistenziali e metafisici riaffiorano. E’ questa sospensione forzata del tempo che ci interessa e che vogliamo circoscrivere. Sopravvivere nella nostra società, satura di stimoli che spingono ad agire in altro modo ma in cui troviamo ancora, nonostante tutto, qualcosa da difendere, come nell’enigmatico sistema produttivo teatrale. Cosa, di questo mondo, ci appartiene ancora ? In quali campi possiamo ancora operare? Sia l’eterna domanda CHE FARE ? presente tanto nelle nostre vite quanto nelle nostre scelte politiche o in teatro…
Con queste premesse, si è imposta una traccia, quella della copia. La copia come risposta formale alla richiesta odierna dell’invenzione continua. Così, di fronte all’impossibilità d’inventare nuove forme, decidiamo di non fare altro che copiare ciò che gli altri hanno fatto prima di noi. Copiare è inventare, rinnovare, rivitalizzare il senso. Imporsi la grammatica di altri per creare una nuova forma significa rivendicare, attraverso il rifacimento, il riciclaggio. Riciclare significa rimmetere in circolo. Fare opera di riciclaggio non significa riprendere solo le immagini altrui ma anche la loro traccia, la loro eco, le loro orme per decostruirle, ricostruirle, criticarle, riconoscere la loro forza interrogativa.
Si può parlare di appropriazione se « degli artisti copiano scientemente e attraverso una riflessione strategica » il lavoro di altri artisti. In questo caso, l’atto di « copiare » e il suo risultato devono essere considerati ugualmente forme d’arte (diversamente si parla di plagio o di falso). Indaghiamo alcuni elementi fondamentali del mondo dell’arte : la paternità dell’opera, l’autenticità, la creatività, la proprietà intellettuale, la firma.
Il tentativo consiste nell’instaurare una riflessione sulla questione della sopravvivenza utilizzando un materiale esterno alla nostra creazione personale, attingendo dalla grammatica di altri, riciclando materiali che non ci appartengono per poter generare un nuovo senso che includa non più solo la nostra invenzione ma anche il nostro sguardo su quella degli altri.
E se, in fondo, copiare fosse l’atto che ci permetterà di trovare i mezzi per sopravvivere ?SURVIVRE (étape 1) / Un rendu de recherche
C’est dans le cadre d’une démarche de collaboration européenne que la compagnie française Pardès rimonim et la compagnie italienne Menoventi se sont rencontrés et ont pu collaborer autour d’un travail de recherche artistqiue. Ce laboratoire est le premier geste commun des deux compagnies. La première tentative de confronter leurs envies, leurs savoirs-faires, leurs traditions théâtrales. Leur première esquisse.
Les deux compagnies ont manifesté l’envie de poursuivre ces temps de travaux communs, qui nourrissent leurs recherches, et d’aller au bout du geste entamé en créant un spectacle commun : « Survivre ».
Intentions
Sur fond de crises financières, d’attentats terroristes, d’ouragans, nous constatons l’avancée de la pensée catastrophiste, qu’elle s’exprime dans la crainte du déclenchement d’une guerre mondiale, d’une attaque nucléaire, de l’effondrement des états ou plus simplement de la fin du monde. Qu’est-ce qui se montre du monde là-dedans ? Comment, au sein de la crise du monde, puis-je continuer à désirer et à confronter mon désir à celui des autres ? Quels manques sont nos mobiles pour agir ? Qu’est-ce que c’est vraiment que cette chose que nous avons en nous et qui nous pousse à vivre malgré tout ?
Face à la catastrophe, les questions existentielles et métaphysiques remontent. Et c’est cette suspension forcée du temps qui nous intrigue et que nous voulons cerner. Survivre dans nos sociétés où tant de choses nous poussent à agir autrement mais où nous nous rattachons à la conservation du peu que nous avons encore, tout autant que survivre dans le monde théâtral, dans les arcanes de sa production. Quelle partie du monde nous appartient encore ? Sur quels sujets pouvons-nous être encore opérant ? Soit l’éternelle question QUE FAIRE ? Tant dans notre vie, que dans nos choix politiques ou au théâtre…
Face à ces questions, une piste s’est imposée, celle de la copie. La copie comme réponse formelle à la question de l’invention aujourd’hui. Comme si face à l’impossibilité d’inventer une forme nouvelle, nous nous résolvions à ne plus faire que copier ce que les autres ont fait avant nous. Copier, c’est inventer, renouveler, revitaliser le sens. S’imposer la grammaire d’un autre pour créer une nouvelle forme, c’est accepter le palimpseste, le revendiquer, à travers la reprise, le recyclage. Recycler, c’est remettre dans le circuit.
Dire RE, ce n’est pas dire IDEM car ce qui revient ne revient jamais à l’identique. Faire œuvre de palimpseste ce n’est pas seulement reprendre les images d’autrui mais leur trace, leur écho, leur empreinte, leur projet pour les déconstruire, pour les reconstruire, les critiquer, leur reconnaître la force du questionnement ou tout simplement celle du plaisir.
On peut parler d’appropriation si « des artistes copient consciemment et avec une réflexion stratégique » les travaux d’autres artistes. Dans ce cas, l’acte de « copier » et son résultat doivent être compris également comme de l’art (sinon, on parle de plagiat ou de faux). On problématise ainsi les éléments fondamentaux du monde de l’art que sont la paternité de l’œuvre, l’authenticité, la créativité, la propriété intellectuelle, la signature.
Comment pouvons-nous créer un discours sur cette question de la survie en n’utilisant qu’un matériau externe à notre propre création, en allant puiser dans la grammaire d’un autre, en réemployant le matériel esthétique des autres et en le refondant afin de générer un nouveau sens riche non plus seulement de notre invention mais de notre regard sur celle des autres.
Et si au final copier était ce geste qui nous permettra de trouver les moyens de survivre ?