illustrazione di di Marco Smacchia

L’homme au sable

Caprice à la manière de Hoffman

De Consuelo Battiston, Gianni Farina e Alessandro Miele
Musiche Stefano De Ponti
Costume Design Elisa Alberghi
Photo Arianna Lodeserto
Avec Tamara Balducci, Consuelo Battiston, Tolja Djokovic, Francesco Ferri, Alessandro Miele, Mauro Milone

Mise en scène Gianni Farina

Production Emilia Romagna Teatro Fondazione, Festival delle Colline – Torino, Programma Cultura dell’Unione Europea nell’ambito del Progetto Prospero, Menoventi

L’HOMME AU SABLE
Caprice à la manière de Hoffman

Ce Caprice est, avant tout, un labyrinthe.
C’est un jeu de boites chinoises, une narration interminable dans laquelle on se perd.
C’est le tableau vivant d’une nature morte.

Le spectacle déclare dès le titre jusqu’à la fin que les suggestions existantes dérivent du conte homonyme de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann ainsi que de toute son œuvre : écrivain visionnaire, Hoffmann investigue des sujets comme la perte du sens de la réalité et la déperdition qui dérive de celle-ci.
Son écriture sait créer une atmosphère hypnotique qui désoriente, dans laquelle des changements de perspective soudains génèrent du stupeur qui casse le cercle de l’habitude. Ceci, nous laisse entrevoir des horizons nouveaux de la capacité cognitive et révèle le mécanisme social duquel les personnages sont victimes: de seuls reflets automatiques d’un rituel voté à l’aplatissement totalitaire.

Dans “ L’homme au sable” les personnages sont immergés dans l’ennui et dans le gris quotidien. De cette manière, l’inquiétude générée du “Perturbant” pousse l’étudiant Nathael (le double de l’artiste visionnaire) à la maladie et à une rebelle prise de conscience mais votée à l’échec.
Enorme est la distance entre le désir et l’action, la névrose repousse la contemplation dans la tentative de se libérer des chaînes sociales d’une norme standardisée et d’une science qui aplanit au service des lois déterministes.

Le défi formel consiste à allumer une lanterne magique capable d’apparitions et de dissolutions qui portent des recouvrements paradoxales de cadres et d’un montage arbitraire de scènes- à travers un jeu autoréférentiel avec les instruments propres du théâtre- pour mettre en discussion, de la manière de Hoffmann, ce que nos yeux voient : le cadre construit qu’on appelle réalité.