Marco Smacchia

InvisibilMente

de Gianni Farina, Alessandro Miele, Consuelo Battiston
avec Alessandro Miele and Consuelo Battiston
mise en scène Gianni Farina

Production E-production/Menoventi/ERT

Nous voulions faire un spectacle sur le jugement universel.
Nous avons dépensé temps et énergie pour comprendre dans quelle catégorie de damnés insérer nos protagonistes, pour conclure, qu’afin d’être exemplaires de notre race, leur destin ne pourra qu’être celui des paresseux sans péché.
Nous avons ensuite trouvé le réactif de l’intrigue : une révélation mal comprise qui porte au délire.
Nous avons pressenti une probable forme en Hermès, messager de la révélation.
Mais ce n’est pas tout : il y avait une idée pour donner forme à l’invisible qui meugle en nous, sans oublier la relative réaction de nos anti-héros à la mythique rencontre !
En bref, il s’agissait d’un chef d’œuvre en grade de sonder la réaction de l’humanité mise sous analyse et dans l’attente du relatif jugement; la conscience d’être observés et d’avoir un doigt énorme pointé contre nous; la sensation concrète d’une autorité supérieure qui nous a choisi, nous, branche sèche de l’évolution de la vie sur cette planète.
Tout cela passé à travers de savants effets spéciaux et une poignée de grands acteurs.
Mais il nous servait un éléphant et la production s’est obstinée et n’a pas voulu l’acquérir.
Nous avons donc fait une autre chose.


“Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent , ils connurent qu’ils étaient nus .”

(Genèse 3, 7)

Opprimés par un fort contrôle, deux inopportuns doivent affronter une étrange farce du destin.
Les subterfuges pour revirer la situation se révèlent tous vains.
Braqués, ils n’ont aucun répit.
Bloqués, ils sont en continuation sous surveillance.
Qu’est-ce qu’ils leur restent à faire ?
Se cacher sous les yeux de tous.